Nous vous adressons à toutes et à tous nos meilleurs voeux à l’occasion de l’Aïd al adhha de cette année.

Que cette célébration soit l’occasion de méditer ce passage coranique de la sourate En rangs/ صافات :
فَلَمَّا بَلَغَ مَعَهُ السَّعْيَ قَالَ يَا بُنَيَّ إِنِّي أَرَى فِي الْمَنَامِ أَنِّي أَذْبَحُكَ فَانظُرْ مَاذَا تَرَى قَالَ يَا أَبَتِ افْعَلْ مَا تُؤْمَرُ سَتَجِدُنِي إِن شَاءَ اللَّهُ مِنَ الصَّابِرِينَ
« Quand ce dernier [Ismael] parvint à l’âge actif, il [Ibrahim] lui dit : « Mon enfant je me suis vu en rêve t’égorger. Examine quel parti prendre ». Le fils dit : « Père, faites ce dont vous avez reçu commandement. Vous me trouverez, si Dieu veut, patient entre tous ». (37, 102)
Ce passage est bien connu et déjà bien commémorer. Néanmoins, il nous paraît toujours utile de rappeler la dialectique que recouvre ce passage. Ibrahim dit s’être vu en songe en train de sacrifier son fils. Il s’ouvre à ce dernier à propos de cette vision. Alors son fils démontre une remise de soi totale et confiante envers son Seigneur. Ismael dit à son père qu’il sera, avec l’aide de Dieu, « patient entre tous ».
Dans ce passage, c’est le fils qui parle de « commandement », pas Ibrahim. Rien ne dit qu’il s’agissait bien d’un commandement provenant de Dieu et qui consisterait à demander le sacrifice du fils par son père. Toutefois, cette lecture semble avalisée par le Coran dans la suite du texte.
Il nous semble que l’on peut voir dans ce passage l’approbation de la foi d’Ismael et d’Ibrahim, plus que la validation d’un commandement. C’est comme si le texte nous disait que l’interprétation ne comptait pas tant que ça. L’enjeu de ce verset étant ailleurs : à savoir dans la paix intérieure, éprouvée tant par Ibrahim que par Ismael, dans l’idée de s’en remettre à Dieu et que Lui, sait le mieux. Ce qui sera confirmé par la suite, puisqu’au sacrifice de l’enfant, Dieu substitue celui d’un bélier.
La foi en Dieu dans une remise de soi confiante à Lui, c’est ce qu’on appelle le tawakul. Il ne s’agit pas de renoncer à notre liberté d’agir, mais plutôt d’être conscient que notre liberté est limitée, mais que cette limitation n’est pas un défaut, mais l’occasion d’agir dans la confiance que quoi que nous fassions, Dieu est toujours là. Et Dieu sait le mieux.
Que Dieu agréé nos célébrations et qu’Il nous fasse grandir dans la foi et l’apaisement de la conscience. Amin !
Laisser un commentaire
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.