Mutazilisme

because Asharites are too mainstream…

Catégorie : Spiritualité (Page 1 sur 2)

Développements sur le libre arbitre en islam

Le concept du libre arbitre de la conscience humaine, et donc de la responsabilité des actes des humains face à une justice divine, est un élément caractéristique de la pensée mutazilite. Ainsi, dans une grille de lecture théologico-centrée, l’existence d’un libre arbitre humain mettrait en jeu, en apparence, des paradoxes qui mettent à mal tantôt la notion de justice divine, et tantôt celle de puissance divine voire dans certains cas la notion de connaissance divine. Est-il possible de sortir de ces paradoxes ? Développons.

La notion de libre arbitre humain, des pensées et des actes, est contestée par les tenants de la prédestination de ces pensées et de ces actes, ainsi que leur inscription par Dieu sur une table gardée, de toute éternité.

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Imân, foi ou croyance ?

On confond trop souvent foi et croyance. Or, ce n’est pas seulement une affaire de mots. Dans ses traductions du Coran, Maurice Gloton a choisi judicieusement de ne pas traduire l’imân par croyance mais par l’actualisation du Dépôt confié. Nous sommes ici bien loin du registre de la simple croyance ou de l’opinion, mais dans celui d’une expérience et d’un état de l’être.

La foi vient du latin fides (confiance, fidélité) ou encore feodus (traité, alliance). Il s’agit donc d’être  garant(e) d’une responsabilité, de respecter un pacte fait avec Dieu en actualisant le Dépôt qu’il nous aurait confié : ce dépôt peut se comprendre comme une sorte de trésor contenant l’ensemble de qualités et vertus qu’il est de notre ressort de mettre en œuvre au cours de notre vie. Il s’agit de rester fidèle à Dieu : non en se soumettant mais en restant loyal(e) en vertu du cadeau qu’Il nous a donnés : en nous élevant vers Lui, en nous unissant à Lui grâce à l’actualisation de Ses propres qualités qu’Il a déposées en nous.

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Comment faire naître l’islam du XXIe siècle ?

On ne cesse d’enjoindre aux musulmans et musulmanes d’inventer un islam adapté à notre époque. C’est effectivement une nécessité pour éviter que cette belle spiritualité ne soit prise en otage par des idéologies rétrogrades et inhumaines. Mais comment faire ? De quels principes partir pour tracer une route qui sera longue et difficile ?

Ces principes doivent s’inspirer des nouvelles valeurs qui sont celles de notre temps. À chaque époque, les modes de pensée ont évolué, en fonction des nouvelles nécessités. Pourquoi donc ne pas faire de même pour l’islam ? Nous proposons ici quatre principes qui pourront peut-être inspirer les musulmans et musulmanes du XXIe siècle désireux et désireuses de reproduire la geste prophétique dans son esprit et non à la lettre. Le but de cette dernière fut d’innover et d’inventer de nouvelles façons de croire et de vivre en société. Se consacrer à la liberté, à l’autonomie, à l’essentiel et à la connaissance critique pourraient être quatre principes fondamentaux et interdépendants pour faire naître un islam du XXIe siècle.

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L’impératif moral en islam

« Commander le convenable (al-ma’rûf) et interdire le blâmable (al-munkar) » est un des principes de l’islam. Il est un engagement de la part de tout musulman à assumer la responsabilité de ses actes.

La traduction est importante, car il ne s’agit pas ici de traduire, comme c’est souvent le cas, par « le commandement du Bien et l’interdiction du Mal ».

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Comment vivait-on l’islam au temps du Prophète ?

Force est de constater que les premiers écrits sur la période où Muhammad reçut la Révélation n’ont été rédigés qu’après sa mort en 632 et au moment de la formation du califat. Les califes avaient besoin d’écrire une nouvelle histoire impériale, d’inventer de nouvelles normes, d’homogénéiser le droit et ils devaient s’adapter à de nouveaux contextes sociaux et géographiques (la Syrie pour les Omeyyades, l’Irak et l’Iran pour les Abbassides, dans des empires qui s’étendaient de l’Indus à Gibraltar).

Ainsi, il est vain de croire que l’islam des premiers musulmans du VIIe siècle serait celui décrit dans des sources rédigées aux VIIIe et IXe siècles. Il est donc urgent aujourd’hui de se débarrasser de toutes les excroissances normatives et théologiques postérieures si l’on veut réellement prétendre toucher du doigt la manière dont Muhammad vivait son islam.

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Quête étymologique et approche historico-critique

Être attentifs aux mots. Telle pourrait être notre devise. La quête du sens étymologique, la recherche linguistique et philologique permettent d’éclaircir voire d’élucider de nombreux problèmes d’interprétation. Linguistique, philologie, étymologie. Autant de termes qui, pour certains, risqueraient de soumettre le texte aux sciences humaines dites, à tort, « occidentales », auxquelles on associe aussi l’histoire, l’anthropologie, la sociologie…

Beaucoup de musulmans ont peur de les utiliser. Outre ceux qui les rejettent totalement, certains les regardent de loin, considérant qu’elles peuvent être utiles pour en savoir plus sur l’histoire de l’islam, mais peu de musulmans estiment qu’elles peuvent être une source d’épanouissement spirituel.

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Pour un islam humaniste

La reconnaissance de quatre principes fondamentaux détaillés ci-dessous est ce que l’on appelle l’humanisme, ils sont le socle sur lequel la pensée rationnelle peut se structurer. Les reconnaître comme fondamentaux est une première étape vers une conception ouverte du rationalisme mutazilite.

La raison étant l’outil ultime, elle sera pertinente pour nous faire faire la différence entre ce qui construit ou détruit l’humanité, entre ce qui est convenable de faire et ce qui ne l’est pas pour le Seigneur, entre ce qui est de l’ordre du temporel et ce qui relève de l’atemporel.

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Pour un islam rationnel

Si Dieu est infiniment bon, pourquoi nous aurait-il doté de l’intelligence pour nous enfermer dans l’imitation au travers de dogmes ?

Une question qui me revient souvent et de manière récurrente, où est la part de libre arbitre si dès le départ tout était programmé ? Quelle valeur a donc les actions bonnes ou mauvaises de l’Homme s’il n’était qu’un automate qui répéterait les gestes programmés par le Seigneur ? Enfin, concernant le jour du Jugement, pourquoi Dieu punirait-Il l’Homme pour ses péchés si tout était prédestiné et si l’Homme n’était pas le décideur ?

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L’Homme, maître ou esclave dans le Coran ?

Qui est Dieu pour le croyant ? Son père, son frère, son ami, son confident ? Quels rôles Dieu et son adorateur doivent-ils tenir ? L’un doit-il se soumettre à l’autre et ainsi se comporter comme un automate sans aucun pouvoir ni volonté ?

Il est évident que Dieu n’aurait aucun intérêt à avoir créé des marionnettes que lui seul dirigerait. Le Jugement dernier empêche l’idée d’asservissement le plus total de l’Homme à Dieu, et celle de l’irresponsabilité, selon laquelle l’Homme serait dépossédé de ses actes. Essayons donc de mieux comprendre cette relation complexe entre Dieu et l’Homme.

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L’émancipation de l’islam

Pendant des siècles, deux manières de comprendre l’islam se sont concurrencées. La première est rationnelle (ʿaql/raison), et la seconde est imitative (naql/imitation).

Autrement dit, alors que les tenants de la première méthode invoquaient les outils de la raison pour comprendre le Coran et dégager une signification rationnelle de l’islam ; les seconds optaient pour l’imitation littérale des dits et actes d’anciens (compagnons et imams).

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